Nicolas Vandal : Un dévouement inspirant

Nicolas Vandal

Crédit photo : Jean-François Gravel
Article : Patricia Gougeon (RABQ)

Les Prix Hommage Bénévolat-Québec existent pour souligner le dévouement de gens comme Nicolas Vandal. Ce jeune homme de 27 ans se fait un devoir de venir en aide à son prochain et de redonner espoir à des gens qui pourraient l’avoir perdu. Le Réseau de l’action bénévole du Québec (RABQ) a voulu en apprendre davantage sur lui.

Victime d’intimidation au secondaire en raison de son bégaiement, sa difficulté à marcher et le fait que sa famille vivait de l’aide sociale, Nicolas Vandal a heureusement pu compter sur l’aide d’une professeure. Cette dernière a pu voir son potentiel puisque lors de son 5e secondaire, elle l’a invité à venir parler d’intimidation dans l’une de ses classes. Ce fut la piqûre, si bien qu’il arrive encore à Nicolas Vandal d’aller partager son histoire lorsqu’on lui demande. Cela allait marquer le début de son bénévolat.

C’est finalement au CÉGEP de Granby que son implication a réellement pris son envol. Il est devenu ambassadeur du programme de sciences humaines et a fondé le premier Regroupement d’élèves de minorités sexuelles. « Je l’ai fondé un mois après avoir fait mon coming-out. Je m’étais taie tellement longtemps, ça m’a tellement brûlé à l’intérieur, c’était une délivrance, mais je ne connaissais pas tant de gens à l’école qui étaient de minorité sexuelle. J’ai donc créé un groupe d’entraide avec l’aide de la psychologue et cela a été très populaire. Ce regroupement existe encore au CÉGEP et j’en suis très fier. »

Autre cause qui lui tient à cœur, ce sont les gens en fin de vie. Lui qui a accompagné sa sœur qui a succombé à un cancer, il s’implique beaucoup au niveau des soins palliatifs. « Souvent, les gens de l’extérieur ne voient pas les personnes malades comme des personnes à part entière. On les appelle les mourants, ils sont en fin de vie, mais ils sont encore en vie. Passer du temps avec eux, ça leur fait du bien. Ils m’apportent tellement plus que ce que je peux leur apporter. Ils n’ont plus rien à prouver, ils sont dans le moment présent. Il n’y a plus de superficialité. Ils m’ont beaucoup appris à vivre ici et maintenant. Ils m’ont appris à m’apaiser, à ne pas stresser pour des petits riens. »

Présentement, M. Vandal fait son BAC en travail social et souhaite ensuite travailler auprès des personnes endeuillées et en fin de fin. Il fait aussi du bénévolat pour des lignes d’écoute pour les gens en deuil. « Pour moi, la mort n’a jamais été un sujet tabou, c’est plate de voir quelqu’un mourir, mais ça fait partie de la vie. Oui, parfois c’est difficile d’écouter les histoires des gens, mais je suis content, car je peux leur offrir une écoute. Quand j’étais en deuil de ma sœur, j’ai eu la chance d’avoir un fiancé très présent. Parfois, il ne disait rien, il ne faisait qu’écouter et c’était parfait. »

Nicolas Vandal est un bel exemple que malgré les embûches de la vie, il est possible de se servir de son histoire pour inspirer d’autres personnes et leur donner espoir.

Retour aux visages des bénévoles

Quoi de neuf au RABQ?

Fiches régionales sur le bénévolat et les bénévoles au Québec

Savez-vous où les gens s’impliquent le plus au Québec ? Quelle est la durée moyenne...
Suite »

Rapport annuel 2017-2018

Le rapport annuel 2017-2018 du RABQ est maintenant disponible. Pour le consulter, ...
Suite »

Nouvelles données sur les bénévoles et le bénévolat au Québec

Le 19 juin 2018, lors de son Assemblée annuelle, le RABQ a présenté son cahier de...
Suite »

Répertoire: rôles et responsabilités des administrateurs bénévoles

Le RABQ est fier de lancer son nouveau Répertoire à l'intention des administrateurs...
Suite »

Mise à jour du Coffre à outils

Le RABQ est ravi d'annoncer la mise à jour de son Coffre à outils! Ce dossier lui a...
Suite »

Participation au Salon de l'immigration 2018

Nous tenons à vous informer que le RABQ participera au Salon de l'immigration le 30...
Suite »